Bolivie – Direction le Salar d’Uyuni

Nous traversons la frontière en bus, un nouveau tampon sur notre passeport et nous rejoignons Mario notre chauffeur pour ces quelques jours. Max et moi sommes accompagnés de 4 brésiliens et c’est avec hâte que nous nous entassons tous dans le 4×4 ayant déjà bien vécu. Le froid nous glace les os, le vent s’insinue un peu trop dans nos vêtements mais nous sommes parés pour cette nouvelle aventure. Au programme : parcourir au maximum les merveilles des terres sauvages, colorés et encore peu connus de la Bolivie. Lagons, canyons, eaux thermales, villages typiques et enfin le très attendu désert de sel d’Uyuni.

Premier arrêt : La Laguna Blanca. Comme son nom l’indique, l’eau est d’un blanc laiteux. La lagune est presque entièrement gelée et peu de végétation subsiste sur son contour. Quelques touffes jaunes par ci par là, des roches grises et des monceaux de glace entassés forment ce paysage hostile mais fabuleux. C’est avec difficulté que nous avançons contre le vent, l’air fouettant nos visages mais cela n’arrête pas les brésiliens qui font un nombre incalculable de selfies, vestes ôtés et gants jetés à terre. Rien que de les regarder me donne la chair de poule et c’est à regret que je rentre dans le 4×4 réchauffer mes petits pieds agonisants.

L’arrêt suivant est la Laguna Verde dite « la lagune verte » qui, tout comme la blanca, porte bien son nom. L’eau est d’un vert/turquoise étonnant, entouré de glace et…de renards ! Ces petites mignonneries, très malines, viennent réclamer à manger près des voitures et c’est toujours avec bonheur que je les observe. Ils sont plus foncé que nos renards européens et leurs oreilles sont légèrement plus longues. Ils sont également bien moins farouches et donc plus facile à observer. Et ça, ça fait plaisir =D

Nous nous rendons ensuite au désert de Dali. Seuls les montagnes sont observables à des kilomètres ainsi que quelques rochers confortablement installés dans le sable. Ce paysage désertique pourrait nous faire penser qu’il fait enfin chaud mais que nenni ! Les -15 sont toujours bien présent à mon grand malheur. Mon corps est si frileux qu’il m’est compliqué de resté dehors plus de 10 min et cela est très embêtant pour profiter paisiblement du lieu.

Un petit tour de 4×4 et 30 min plus tard c’est face à des geysers que nous nous retrouvons. Leurs fumées s’élèvent dans le ciel et leurs chaleurs nous procurent un peu de bien-être pour un court instant. En effet la température de l’eau atteint ici 96 degrés si je me souviens bien. Il vaux donc mieux ne pas trop s’approcher même si cela est tentant par les temps qui courent.

C’est avec peine que nous nous éloignons de nos belles cheminées et repartons affronter le froid du désert. Bien serrés dans la voiture, nous nous tenons chaud comme on peux en attendant d’arriver à notre prochaine destination : La lagune coloré. Quel paysage époustouflant ! L’eau est rose, bleu et blanche et des centaines de flamands s’y baignent en toute quiétude. Malheureusement les photos ne rendent pas honneur à ces belles couleurs et l’eau nous apparaît ici marronâtre mais croyez- moi ce fut splendide. Une petite bute nous permettaient de prendre de la hauteur pour avoir une très belle vue et nous avons donc observer avec attention la faune de cette lagune.

Après les lagunes c’est au tour des canyons d’être étudié ! Super Mario nous dépose au fond du premier. C’est entouré de roches rouges immenses que notre imagination se met en route. En effet presque toutes prennent formes sous nos regards : aigle, dinosaure, cochon, visages, chameau et même coupe du monde. Certaines sont même sacrés et des offrandes sont déposés tout autour. Malgré ces visions incroyables c’est le silence qui me marque le plus. Un silence si profond, intense, qui m’enveloppe entièrement et qui fait un bien fou. Nous sommes constamment stimulé par les bruits autour de nous, que ce soit les voix, la route, les avions et j’en passes. J’avais complètement perdu cette notion de silence, un silence porter par le vent qui nous ancre en profondeur avec la nature et qui permet à l’esprit de se focaliser sur l’instant présent. En réalité, je ne sais pas si le mot silence est celui qui convient ici. Peut-être faudrait-il rajouter un qualificatif comme le « silence des hommes » car la nature n’est au final jamais silencieuse si peu qu’on veuille bien l’écouter ! =D (Moment philosophique terminé, merci de votre attention hihi)

Deuxième « canyon » en vue c’est grâce à une petite grimpette que nous pouvons observer les alentours. La pente est raide et mon cœur fait des saltos mais j’arrive en haut sans égratignures, bien joué Tiff ! Les brésiliens nous prennent gracieusement en photos et c’est rapidement que je redescend avant qu’une de mes maladresse ne mettent fin à ma vie (oui j’aime toujours les exagérations).

Moment mignon du périple, la rencontre d’un groupe d’alpaga/lama (je ne sais pas toujours les différencier). Nous sommes tombés amoureux de ces camélidés à la démarches hautaines et aux yeux expressifs. Leurs poils est si doux qu’on pourrait passer la journée à les câliner mais leurs oreilles en arrière nous le déconseille, évitons de nous faire cracher dessus !

Arrêt suivant : Laguna Negra (lagune noir) ou Mario propose une séance photo de saut ! Max s’est amusé ainsi que nos collègues amoureux de la photo. Nous avons aussi pu observer des petits lapins/chinchillas, un jolie mixe des deux.

Ensuite un nouveau canyon, très impressionnant et très très vertigineux. Ne vous penchez pas !

Et 3 jours plus tard le moment clé arrive, le fameux Salar d’Uyuni. Départ à 6h du matin de notre hôtel au mur de sel pour s’émerveiller face au levé de soleil. Le réveil est dur, le froid également mais cela en vaux tellement la peine. Les couleurs pointent le bout de leurs nez, le orange puis le rose. Le sol composé entièrement d’amas de sel prend tout de suite cette couleur rosé ainsi que les nuages et c’est juste wahou ! Cette surface plate et rose à des kilomètres, les monts au loin éclairé par le soleil naissant nous figent d’émerveillement.

Une fois le soleil levé, au milieu de ce désert éblouissant, nous regagnons l’île aux cactus. Perdu dans cette immensité, l’île au cactus de plusieurs mètres nous semble irréelle. Sachant que ces cactus grandissent d’1cm par an on peut aisément deviner qu’ils sont ici depuis bien plus longtemps que nous…On grimpe au plus haut de l’île et restons ébahi face à cette océan blanc illuminé par le soleil et le ciel bleu. Pour la petite information, ce désert parcourt plus de 200 kilomètres des terres boliviennes.

Nous finissons cette magnifique aventure par la visite d’un cimetière de trains, une observation des étoiles grandiose et une fête religieuse ou les habitants sont habillés traditionnellement. Chouette !